Neuf Cegetel avalerait Club-Internet

Les Echos ont annoncé la nouvelle ce matin mais elle a été démentie par Neuf Cegetel mais pour combien de temps ? Club-Internet (600.000 abonnés ADSL) est en vente depuis quelques semaines et les deux acheteurs potentiels sont Free et Neuf Cegetel. Actuellement au coude à coude en terme d’abonnés (un peu plus de 2 millions chacun), celui qui remportera l’enchère prendra une longueur d’avance sur l’autre et il ne restera plus beaucoup d’opportunités d’achat sur le marché de l’accès internet. En effet, seul le fournisseur Alice, détenu par Telecom Italia. fera encore concurrence au trio Orange-Neuf-Free (90% du marché de l’accès internet en France.après le rachat de Club-Internet).

A la Bourse de Paris le marché parie sur la victoire de Neuf Cegetel (l’action progresse de 4,64% à 30,96 €). L’action de Iliad (Free) est en légère hausse à 77,96 € (+1,12%).

© blog bourse Tryskal

Oracle soigne ses actionnaires

L’année 2006 a été faste financièrement (bénéfices records) pour l’ogre Oracle qui rachète un à un ses concurrents (JD Edwards, Peoplesoft, Hyperion…). Le leader mondial des logiciels de gestion vient donc de décider d’en faire profiter ses fidèles actionnaires en rachetant une partie de ses propres actions pour 4 milliards de dollars. Oracle aurait pu distribuer à ses actionnaires ces 4 milliards sous la forme d’un dividende exceptionnel mais l’entreprise a préférer cette solution car elle permet de faire progresser mécaniquement le cours de l’action.

En effet en achetant des propres actions, l’entreprise diminue le nombre de titres disponibles sur le marché et comme actuellement les investisseurs achètent beaucoup d’actions Oracle (le cours de bourse a progressé de 37% en un an), la demande, si elle reste forte, aura en face d’elle une offre moins importante. Les nouveaux acheteurs devront payer plus cher pour motiver les plus rares vendeurs à céder leurs titres.

Pour Oracle, faire monter son cours de bourse permet de dissuader un éventuel prédateur mais aussi de pouvoir payer ses (nombreuses) acquisitions en action plutôt qu’en cash. Payer en action coûte rien à l’acheteur (c’est le vendeur qui prend le risque de voir le cours d’effondrer) alors que payer en cash pompe la trésorerie de l’entreprise voire oblige à prendre un crédit auprès d’une banque.

L’action Oracle vaut actuellement 18,50 $.

© blog bourse Tryskal

Iberdrola et EDF EN adorent le vent américain en ce moment

Les deux électriciens européens ont annoncé aujourd’hui d’importants plans de développement dans l’éolien aux Etats-Unis. Iberdrola vient de racheter CPV Wind Ventures pour y investir 1,5 milliard de dollars et passer d’une production de 8 500 MW à 12 000 MW l’an prochain. La filiale d’EDF, EDF Energies Nouvelles, a de son coté annoncé l’achat de 75 turbines à REPower qui seront aussi installées aux Etats-Unis en 2008.

On comprend mieux l’intérêt d’Areva et de Suzlon pour REPower en ce moment (voir précédente note). Le marché explose et comme dans toute ruée vers l’or, il vaut mieux être le fabricant de pioches que le chercheur d’or. L’un est sûr de vendre ses produits, l’autre moins sûr de faire fortune.

© blog bourse Tryskal

Danone dans la nasse chinoise

Danone est actuellement en conflit ouvert avec l’homme d’affaires Zong Qinhou, l’actionnaire à 49% de sa coentreprise chinoise, Wahaha, le leader chinois des boissons. Danone accuse celui-ci d’utiliser la marque Wahaha pour vendre d’autres produits sur le marché chinois tout en ne respectant pas les clauses du contrat qui les lie. Il stipule notamment que tout nouveau produit doit être fabriqué et vendu par la coentreprise Wahaha.

L’affaire est d’autant plus embarrassante pour Danone car Zong Qinhou utilise les médias pour officiellement dénoncer l’impérialisme des entreprises étrangères en Chine tout en se présentant comme le défenseur des entreprises chinoises. Derrière tout ça, encore une affaire de gros sous, Zong Qinhou souhaite que Danone lui rachète ses parts à un prix élevé. Le prix de son silence.

Le problème pour Danone, c’est qu’en Chine, il n’existe pas de belles lois pour défendre notamment la propriété intellectuelle, notion très occidentale. La vie en Chine n’est pas régie comme en Occident par des milliers de lois qui s’occupent de tout. La justice est une vague notion que la mentalité chinoise ignore et les juges règlent les conflits surtout en fonction du niveau du pot-de-vin et des intérêts du plus fort. En affaires, les contrats sont une invention importée par les occidentaux et les chinois n’y prêtent qu’une valeur toute relative, ils se sentent nullement engagés par une signature. Ce qui vaut un jour, ne vaut plus pour le lendemain si les intérêts changent. C’est comme ça, c’est chinois.

© blog bourse Tryskal

ABN Amro : de nombreux prétendants pour un mariage

Après l’électricien Endesa, la banque néerlandaise ABN Amro pourrait être à son tour démantelée dans les prochaines semaines. Actuellement, en discussions exclusives avec la banque anglaise Barclays pour être rachetée, deux prédateurs (Santander et RBS) pourraient, selon l’agence Reuters, faire capoter les fiançailles anglo-néerlandaises en lançant directement une offre conjointe sur ABN Amro et se partager les coffres-forts de la banque batave. En effet, la banque espagnole Santander serait intéressée par les actifs européens et sud-africains d’ABN Amro tandis que son homologue écossais RBS, en plein développement aux Etats-Unis, s’offrirait bien la filiale américaine d’ABN Amro, la banque Lasalle.

Pour leur faciliter la tâche, la banque centrale néerlandaise a indiqué hier qu’elle ne s’opposerait pas à un démantèlement de la banque. Le patriotisme économique est une notion très latine visiblement alors que pour les anglo-saxons tout est à vendre à condition d’y mettre le juste prix.

Hier, mardi 10 janvier, l’action ABN Amro a pris plus de 2% à 33,90 € à la Bourse d’Amsterdam. Depuis l’annonce des discussions avec Barclays, l’action s’est envolée de 25%. Les investisseurs parient depuis le début sur une bataille homérique entre grandes banques européennes pour s’offrir la belle banque néerlandaise.

© blog bourse Tryskal

Eurotunnel : un nouveau départ

Les actionnaires actuels des 2 sociétés qui gèrent le tunnel sous la manche (Eurotunnel SA côté français et Eurotunnel Plc. coté anglais) sont invités depuis hier à échanger leurs titres contre des actions de la nouvelle société Groupe Eurotunnel. Cette opération est la dernière étape du plan de redressement validé par les créanciers pour sauver l’entreprise. Ceux-ci ont accepté de convertir une partie de la dette (5 milliards d’euros sur les 9 milliards dus par Eurotunnel) en actions de la nouvelle entreprise. Si l’OPE est un succès (plus de 60% d’actions échangées), les actionnaires actuels ne détiendront plus que 13% de la nouvelle entreprise Groupe Eurotunnel. C’est à ce prix qu’Eurotunnel pourra continuer à exister sinon l’entreprise, étouffée par sa dette, serait contrainte au dépôt de bilan.

Considérée au départ, il y a 20 ans, comme une valeur de père de famille, l’action Eurotunnel aura été un gouffre pour ses actionnaires. Paradoxalement, l’exploitation du tunnel est très rentable mais le montant de la dette à rembourser chaque année était bien trop élevé par rapport aux marges de manœuvre financière de l’entreprise. L’échec était donc malheureusement prévisible dès le départ car l’entreprise ne gère qu’un tunnel et n’avait pas des perspectives extraordinaires de croissance permettant d’absorber le remboursement d’une dette colossale.

© blog bourse Tryskal

Areva : très cher Eole

Areva tente depuis plusieurs semaines de prendre le contrôle du fabricant allemand de turbines éoliennes REPower dont il détient déjà 30% et qui est très bien positionné sur un marché de l’éolien en pleine croissance à travers le monde. L’entreprise indienne Suzlon voudrait également s’emparer de REPower et met actuellement des bâtons dans les pâles à Areva en surenchérissant systématiquement sur les offres de l’entreprise nucléaire française (Areva avait lancé sa première offre le 23 janvier dernier en proposant 105 euros par action REPower).

Ce matin, l’entreprise indienne a donc de nouveau relevé son offre à 150 euros par action REPower alors qu’Areva avait relevé la sienne à 140 euros le 15 mars dernier. Cette nouvelle offre valorise REPower à plus d’1,3 milliard d’euros alors que la société est tout juste rentable pour un chiffre d’affaires de 400 millions d’euros en 2006. Après la bulle internet, la bulle éolienne ? les valorisations des autres sociétés du secteur sont aussi très élevées. Certes le marché croît vite mais la rentabilité est toujours très faible.

A noter que la direction de REPower soutient à chaque fois la meilleure offre : un coup Areva, un coup Suzlon. Au moins le vainqueur est assuré de travailler avec une direction qui connaît bien son métier en se positionnant toujours selon le sens du vent :)

L’action REPower côte actuellement 155 € à la bourse de Francfort au dessus de la nouvelle offre de Suzlon. Le marché parie évidemment sur une nouvelle offre d’Areva…

© blog bourse Tryskal

PPR partirait à la chasse au Puma

Jeudi, l’action de l’équipementier sportif haut de gamme Puma a bondit de 10% à 314,25 euros (plus haut historique) à la Bourse de Francfort sur des rumeurs de rachat par PPR. Puma est en pleine croissance avec un chiffre d’affaires en hausse de 33% en 2006 à 2,4 milliards d’euros. La société est également très rentable avec une marge nette supérieure à 10%.

Si cette acquisition se confirmait, elle éloignerait un peu plus PPR du rôle de simple distributeur (Conforama, La Redoute, FNAC) et complèterait un peu plus son portefeuille de marques haut de gamme (Gucci, YSL…). La possession et l’exploitation de marques positionnées sur le haut de gamme sont beaucoup plus rentables que la distribution de produits.

Des rumeurs de ventes de la FNAC et de Conforama avaient agité les marchés il y a quelques mois. La cession du pôle distribution de PPR aurait beaucoup de sens sur le plan boursier et financier car la distribution dégage de faibles marges alors que le luxe est extrêmement rentable. PPR serait alors nettement mieux valorisé en bourse et dégagerait beaucoup plus de bénéfices chaque année par rapport au chiffre d’affaires réalisé.

Mise à jour: la rumeur est confirmée ce matin (mardi 10 avril). PPR rachète les 27% de l'actionnaire principal de Puma, la holding Mayfair, et va lancer une OPA sur le solde du capital au prix de 330 euros par action.

© blog bourse Tryskal

Rumeur du jour : CapGemini s’intéresserait à Atos Origin

Atos est l’objet de rumeurs récurrentes de rachat depuis plusieurs semaines. Plusieurs fonds d’investissements seraient sur les rangs pour racheter l’un des leaders européens des services informatiques et selon le Figaro, CapGemini serait également intéressé. Possible mais peu probable car CapGemini sort de 5 ans de difficultés après notamment la difficile absorption de l’américain Ernst & Young, racheté à prix d’or. La société ne disposerait que de 750 M€ de trésorerie et devrait donc s’endetter massivement pour racheter Atos qui vaut 3,6 milliard d’euros en Bourse.

La Bourse de Paris est fermée aujourd’hui. Atos a progressé hier de 5,6% à 52,97€.

© blog bourse Tryskal

Infogrames : Game over pour Bruno Bonnell

L’emblématique président de l’éditeur de jeux vidéo tire sa révérence aujourd’hui. Sa boulimie d’acquisitions pour hisser Infogrames au top des éditeurs a finalement provoqué la chute de l’entreprise. L’accumulation de dettes, de pertes (7 années consécutives) et les déboires de sa filiale américaine Atari ont contraint l’entreprise à céder nombre de ses licences de jeux pour renflouer les caisses et à procéder à une augmentation de capital massive en fin d’année dernière. L’entreprise repart sur des bases assainies mais avec une taille moindre pour affronter les leaders mondiaux. L’histoire d’Infogrames contraste fortement avec celle d’Ubisoft qui a patiemment construit son développement.

L’annonce du départ de Bruno Bonnell a provoqué une flambée de l’action Infogrames ce matin à l’ouverture. L’action cote actuellement 0,26€ à la bourse de Paris, en hausse de 23%.

© blog bourse Tryskal

janvier 2008

lun. mar. mer. jeu. ven. sam. dim.
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      

Les notes récentes

Les commentaires récents

Powered by TypePad